Les maux croisés

le regard change

Il y a eu une forme de résistance des personnes qui n’espéraient plus, qui ne croyaient déjà plus dans la parole des élus. C’était vraiment une cité de transition, qui devait accueillir des gens en attente d’autre chose. Ça a créé un fossé. Au départ, les immeubles étaient occupés par des gens qui travaillaient. C’était le milieu de la pêche, des usines de transformation du poisson. Il n’y avait pas de chômage ou très peu, pas de précarité. Les années 70, il n’y avait pas ce problème. Et puis petit à petit sont arrivés les gens qui étaient expulsés ou qui devaient quitter leur quartier en rénovation... et là, ça a commencé à se dégrader.

J’ai travaillé dans une usine de recyclage pour les vêtements. Quand on dit qu’on est du Chemin vert, on est dévisagés... mais moi je m’en foutais, je voulais juste gagner ma vie.

Document lié à cet article :

Commenter cet article
Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Myriam

Écrire un commentaire