Le cocon Serrés les uns contre les autres
Avant quand on était voisins, on était un peu comme une famille. On était solidaires, et quand on avait besoin de quelque chose on allait toquer chez le voisin, on se rendait service.
Avant quand on était voisins, on était un peu comme une famille. On était solidaires, et quand on avait besoin de quelque chose on allait toquer chez le voisin, on se rendait service.
Quand j’étais jeune au Chemin vert, on a bien rigolé. Je me souviens qu’une canette on la partageait, une cigarette on la fumait à six ou sept, on était toujours ensemble. Même pour aller à l’école, tout le monde attendait tout le monde. C’était une grande famille, on se côtoyait tous.
A (…)
On squattait où on pouvait. Mais s’il y avait un papa ou une maman qui nous engueulait ou nous sortait, on baissait la tête et on partait. On faisait pas de vagues parce qu’on savait qu’on allait s’en prendre une et si ils allaient le dire à nos parents, on allait s’en prendre une autre !
Moi mes voisins, ils peuvent s’appeler Kévin, Aurélie ou machin, ils m’appellent, ils m’envoient un message « salut grand frère... ». C’est plus une famille, on sait sur qui on peut compter. Je sais que mes parents qui sont âgés, les petits du quartier ils montent leurs courses et ils les posent (…)